Le Monde et l’effet miroir

imagesLe journal Le Monde joue les effarouchés ! Les sentencieux ne supportent pas que Jean-Luc Mélenchon demeure insoumis à leur système. Eux si friands du pilori de l’opinion n’acceptent pas l’effet de miroir que leur renvoie le candidat de la France Insoumise : lui effectue le travail de décryptage et d’analyse de leurs propos, de leurs méthodes et de leur façon de faire que leur basculement du journalisme à la propagande leur a fait oublier dans leurs propres papiers. Alors Le Monde gesticule, tonne, menace : « attaques inacceptables », « insulte », « provocation », « attaques en justice ». Les disqualifiés témoignent à leur corps défendant que la réponse de Jean-Luc Mélenchon a mis au but.

Le papier de Luc Bronner, directeur des rédactions du Monde, apparaît finalement comme la caricature ultime de ce que décrit Jean-Luc Mélenchon. Loin de répondre aux questions soulevées, le quotidien de révérence se recroqueville sur lui-même : « Le Monde apporte son soutien sans réserve à ses journalistes ». Sans réserve donc. Balayé donc d’un revers de main l’article de Madame Besse-Desmoulières et l’argumentation de Jean-Luc Mélenchon pour éclairer celui-ci. Les importants ne s’abaissent pas à discuter avec la piétaille.

Alors pour faire bonne figure auprès des siens Le Monde se victimise. Certes Jean-Luc Mélenchon a bien « le droit » de ne pas apprécier la désinformation qui lui est infligée concède M. Bronner. Mais alors diantre, « s’en prendre » à deux journalistes du Monde, c’en est trop. Ainsi donc analyser les écrits de l’une, interpeler sur le pédigrée de l’autre, s’interroger sur les raisons qui président à un tel traitement de l’information,  c’est « s’en prendre » à ses journalistes. Les éléments apportés par Jean-Luc Mélenchon sur l’un et l’autre sont pourtant autrement plus documentés que les laconiques jugements à l’emporte-pièce qui ont valeur de verdict que lance Madame Besse-Desmoulières sur Djordje Kusmanovic ou encore sur la CGT ! Que fait donc Madame Besse-Desmoulières sinon s’en prendre à l’un et à l’autre et à travers eux à Jean-Luc Mélenchon ?

Fidèle à ses méthodes, Le Monde récidive. Et M.Bronner d’écrire : « Mais l’ancien sénateur socialiste, ancien ministre délégué, aujourd’hui leader de La France insoumise… « . Et donc ? Qu’est ce qui vaut à Jean-Luc Mélenchon cette présentation de son parcours à cet instant ? Faut-il que le PS soit à ce point disqualifié pour que Monsieur Bronner se sente à ce stade tenu de rappeler le parcours du « leader » (un bien glorieux terme n’est-ce pas !) de la France Insoumise ? Croit-il ce Monsieur Bronner que le parcours assumé de Jean-Luc Mélenchon, contrairement à certains de ses journalistes, soit de nature à lui accoler comme il le voudrait une étiquette du système ? Que ne voit-il pas que c’est lui qui, après ses semaines de Unes à l’encontre de Donald Trump, n’a tenu aucun compte du résultat de l’élection américaine et voudrait se croire encore faiseur d’opinion ?

Ce que le Monde ne supporte finalement pas, c’est que le sujet échappe à son emprise. La résurgence des saillies à l’encontre de Jean-Luc Mélenchon correspond en effet à l’émergence de la France Insoumise comme son propre média. L’épisode de l’atelier sécurité du 10 novembre, sujet de l’article du Monde, en est un exemple flagrant. Le Monde est en peine de dénigrer sur le fond car désormais la retransmission des débats en intégralité par la France Insoumise, le suivi par plusieurs dizaines de milliers de personnes des streaming, empêche, ou du moins complique, la falsification des contenus. Il ne reste plus alors que les procédés barbouzards qui incriminent les personnes, salissent leur nom et piochent dans leur passé. Mais que peuvent-ils, ces procédés surgis du passé, contre la retransmission en direct du meeting de Jean-Luc Mélenchon à Chambéry sur You Tube le 15 novembre ou la retransmission in extenso de la Convention programmatique de Lille de la France Insoumise ? La modification de la pratique politique pour la mettre en relation avec le mouvement populaire réussit le pari de contourner la fabrique de l’opinion par les dominants qui se cambrent en retour dans un ultime sursaut.

Il faut remercier Le Monde de la grossièreté de ses procédés. Le journal demeure un sujet d’étude fascinant qui permet d’ouvrir les yeux du grand nombre sur la fabrique de l’opinion mais aussi sur la fragilité de ces importants qui vacillent dès que l’on ne courbe pas l’échine. La démonstration journalistique vaut démonstration politique.

2 commentaires sur “Le Monde et l’effet miroir

  1. On peut s’attendre encore à ce que cette presse caniveau continue son travail de sape. Point d’analyse mais seulement l’obsession de nuire à Jean-Luc Mélenchon et à ce qu’il représente comme solution pour notre Gauche.
    Comme les tremblements de terre on peut s’attendre à de nouvelles et nombreuses répliques. Je partage l’idée qu’il ne faut pas se laisser faire, qu’il convient à chaque fois d’y répondre de manière appropriée. C’est le cas et je vous en sus gré.

  2. daniel MONTEUX dit :

    Quand on sait que LE MONDE appartient aux milliardaires NIEL,PIGASSE et BERGE,on comprend mieux sa hargne contre MELENCHON

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