Principe d’irresponsabilité

Tribune publiée dans Marianne le 19 avril

S’il est un enseignement sur le plan démocratique de la situation sanitaire que nous connaissons depuis plus d’un an maintenant, c’est bien la déresponsabilisation des décideurs et ses effets induits sur le politique qui entrainent le corps politique des Citoyens, autrement dit la Nation, dans un puits sans fond.

Le hiatus de légitimité qui a sauté aux yeux de tous au moment du mouvement des Gilets jaunes, entre d’un côté une légitimité institutionnelle et élective, celle du président Macron, et de l’autre la légitimité populaire qui repose sur une souveraineté permanente et inaliénable, avait déjà conduit à un affaissement du consentement. Loin d’avoir été restauré par l’épisode sanitaire qui aurait pourtant pu jouer ce rôle comme toute crise avait jusque là été appelée à le faire (notons que le « chef de guerre » Macron s’est pourtant essayé à l’exercice, en vain), le consentement s’est radicalisé, tant dans son volet adhésion que dans celui du rejet. C’est qu’entre temps l’irresponsabilité du politique a été érigée et assumée en tant que méthode de gouvernement.

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Face à l’autoritarisme

Une nouvelle livrée de Quartier constituant, la 18ème, dans laquelle nous avons la chance avec mon amie Charlotte Girard et mon compère Serge Rémy de recevoir Danièle Sallenave. Après « Jojo le Gilet Jaune », l’écrivaine et académicienne Danièle Sallenave explore dans son nouveau tract « Parole en haut, silence en bas » le blocage dans la construction d’une pensée collective et analyse les effets délétères de l’autoritarisme qui gangrène l’espace démocratique et soustrait du débat public la parole populaire. Une réflexion riche interrogée au prisme du processus constituant dans ce Quartier constituant à retrouver sur le site de QG, le média libre.