Hamon : fuite en avant et retour en arrière

bernard-cazeneuve-va-recevoir-benoit-hamon-lundi-a-matignonFrançois Hollande était déroutant, Benoît Hamon est fuyant. Là où l’actuel locataire de l’Elysée répondait en 2012 à la campagne de Jean-Luc Mélenchon par un « Mon ennemi c’est la finance » qui s’avèrera comme on pouvait s’en douter mensonger, son dauphin socialiste se lance lui dans une fuite en avant éperdue. Depuis le Portugal, Benoît Hamon a en effet divulgué les quatre axes de sa « stratégie de relance de la construction européenne » comme autant de portes dérobées. L’occasion pour lui d’essayer d’échapper à l’interpellation de clarification que lui a adressée Jean-Luc Mélenchon au prix d’un approfondissement des vieilles recettes européennes et d’un recyclage des propositions du PS en la matière. Lire la suite

La souveraineté spectacle de Mme Le Pen

mlp-rmcMadame Le Pen faisait sa rentrée politique ce mardi 3 janvier chez Jean-Jacques Bourdin sur RMC-BFM. Excessive, hésitante, vacillante, la présidente du Front national a eu beau ânonner « souveraineté, souveraineté, souveraineté », les mots s’envolent dans le vide des propositions visant à rétablir celle-ci. Quand lesdites propositions ne sont pas un corset pour au contraire empêcher la souveraineté de s’exprimer. Lire la suite

Le PSE en campagne : du Pacte de responsabilité à l’union des libéraux

Désir SchulzSamedi 1er mars, le Parti socialiste européen (PSE) adoptait à Rome son manifeste pour les élections européennes de mai prochain. L’occasion pour Harlem Désir et Jean-Christophe Cambadélis, directeur de campagne, de lancer le 3 mars lors d’un point presse la campagne du PS. Au programme ? Un bon vieux « Pour une nouvelle Europe » pour manifeste, un ressassé « Choisir notre Europe » pour slogan, une dérive sémantique et idéologique perpétuée, mais surtout une complémentarité réaffirmée entre la politique européenne et le pacte de responsabilité de François Hollande avant que ne soit affirmé l’objectif premier que s’est assigné le PS : faire élire le fossoyeur de la gauche européenne Martin Schulz à la tête de la Commission européenne.   Lire la suite