L’école payante, ethnique et dérogatoire de Mme Le Pen

le-pen-ecoleMarine Le Pen a décidé de lancer l’assaut contre l’école de la République : à l’enseignement public gratuit, laïque et obligatoire, elle entend substituer une école payante, ethnique et dérogatoire. Après les déclarations de sa patronne la veille, Florian Philippot parlant de la scolarisation le confirmait ce 9 janvier sur France-Inter au nom de la « préférence nationale » : « Pour les étrangers en situation légale, on demandera un délai de carence […] Pendant ce délai de carence, il y aura une petite cotisation ».  Où quand la discrimination fait office de nouveau droit. Lire la suite

Madame Le Pen salit l’école de la République

le-pen-pop« Si vous venez dans notre pays, ne vous attendez pas à ce que vous soyez pris en charge, à être soignés, que vos enfants soient éduqués gratuitement, maintenant c’est terminé, c’est la fin de la récréation ! » Les déclarations de madame Le Pen ce 8 décembre alors qu’elle était invitée par l’institut de sondage BVA pour un de ses petits-déjeuners « POP 2017 » méritent qu’on s’y arrête tant elles vont au-delà de la simple et malveillante « préférence nationale » portée par la candidate du FN et qu’elles remettent en cause les fondements mêmes de l’école publique et républicaine. Lire la suite

Lycées et PPP : Pécresse Préfère le Privé

Pécresse BartoloneJeudi 19 mai, la présidente de la région Île de-France Valérie Pécresse a lancé la révision du PPI (programme pluriannuel d’investissement) pour les constructions et rénovations des lycées entre 2012 et 2022. Presque sans surprise, elle a ouvert la porte aux partenariats publics-privés (PPP). Et ce n’est pas le PS qui risque de s’y opposer : c’est Claude Bartolone lui-même qui a ouvert la voie à ce pillage de l’argent public en l’utilisant en Seine-Saint-Denis avant d’en faire un argument de campagne à l’occasion des régionales de 2015. Lire la suite

Le FN adore l’école privée

FN école« Nous nous félicitons du rétablissement des aides sociales aux élèves du privé. Le groupe des Patriotes salue la fin de cette injustice. »Voilà comment le groupe FN à la région Île-de-France a salué l’octroi d’aides facultatives à l’enseignement privé remis en vigueur cette semaine par Valérie Pécresse. Il faut dire qu’en matière de prosélytisme du privé dans l’éducation, le FN n’a jamais fait dans la demi-mesure. Lire la suite

A l’Université de Créteil, Bartolone fait du Pécresse

Bartolone 2La venue de Bartolone à l’Université Paris Est Créteil (UPEC) ce mercredi 16 septembre est une provocation !

Le candidat PS à l’élection régionale en Ile-de-France s’est donc entendu avec la présidence de l’UPEC pour venir promouvoir au nez et à la barbe des étudiants et des personnels la fusion de cette université avec celle de Marne-la-Vallée. Lire la suite

Après l’externalisation, Carvounas fait payer les rythmes scolaires

Carvounas VallsIl y a 18 mois, alors que Vincent Peillon imposait son décret sur les rythmes scolaires. Nous avions ici-même diagnostiqué le processus d’externalisation et de privatisation rampante des activités périscolaires que constituait cette réforme (lire ici). Il n’avait d’ailleurs pas fallu attendre longtemps pour que le très valsiste Luc Carvounas en fasse la démonstration en procédant à un appel d’offre pour attribuer le « marché » des nouvelles activités périscolaires (NAP) dans la ville d’Alfortville dont il est sénateur-maire (entre autres). Un an plus tard donc, le deuxième étage de la fusée est lancé : Luc Carvounas a annoncé aux parents d’élèves par courrier daté du 10 juin 2015 que non seulement les taux d’encadrements seraient ramenés à leur niveau plancher, mais que parallèlement les NAP deviendraient payantes dès la rentrée de septembre. CQFD !     Lire la suite

Fusion des universités de l’est parisien : libéralisme et autoritarisme font bon ménage

image upecLe démantèlement de l’Université du savoir, de la connaissance et des qualifications dans l’est parisien, c’est maintenant.  Jeudi 26 juin, au prix d’un nouveau  passage en force, le conseil d’administration de l’université Paris Est Créteil (UPEC) devrait en effet se prononcer sur le projet de fusion de l’UPEC et de l’UPEM (Université Paris Est Marne). Voilà les étudiants de l’est parisien populaire jetés en pâture dans les griffes des financiers et plongés dans la sempiternelle « concurrence libre et non faussée ». Lire la suite

Najat Vallaud-Belkacem, chantre de la « compétition scolaire »

Je ne suis pas intervenu sur la réforme du collège. Non qu’elle ne soit pas hautement destructurante et par bien des aspects absurde et dangereuse. Mais la vie militante a fait que, par cohérence de pensée et d’action, j’ai remis dans les mains de mon parti mon mandat sur les questions éducatives il y a six mois. Pourtant, l’interview de la ministre de l’éducation nationale Najat Vallaud-Belkacem ce 10 mai dans le JDD, et les mots employés pour redéfinir la matrice de l’Ecole de la République, m’obligent à reprendre le clavier. Car en institutionnalisant la « compétition scolaire » comme principe d’organisation du système éducatif et comme outil pédagogique, la ministre poursuit son travail de massacre et de déconstruction de l’école républicaine pour lui substituer son contrepoint libéral. Lire la suite

Le classement 2014 des lycées des ministres

Comme tous les ans, c’est la foire au classement des lycées. Et depuis quelques années, l’Education Nationale elle-même se livre à cette tartufferie. Alors tant qu’à être dans le grotesque, examinons cette année le classement des lycées de nos ministres. Ô surprise ! La valeur négative attribuée en correction à la plupart d’entre eux nous pousserait presque à croire que l’action gouvernementale des intéressés a été intégrée dans les paramètres. Le détail ici. Lire la suite

La loi Carle des langues régionales

brochure_france_eclateLe projet de loi portant nouvelle organisation territoriale de la République (NOTRe) ne se contente pas de régionaliser la France dans le champ institutionnel, il accompagne également le développement des langues régionales et la prise en charge de leur enseignement par la collectivité. Ainsi, le texte adopté en première lecture par l’Assemblée nationale le 10 mars intègre un amendement présenté par le gouvernement qui permet le financement par la commune de résidence d’une scolarité à l’école primaire qui s’effectuerait hors du territoire de la commune afin de bénéficier d’un enseignement de langue régionale. En matière d’enseignement, l’adjonction du particulier au commun dès l’école primaire mériterait donc désormais une prise en charge financière par tous. Un pas de plus est effectué vers le consummérisme éducatif qui bénéficierait ainsi d’un statut dérogatoire à la carte scolaire. La brèche ouverte dans l’édifice républicain risque fort de vite devenir un gouffre. Lire la suite