Défendre le service public, c’est affirmer la primauté de l’intérêt général

GPELe 26 janvier, les agents de la Fonction publique vont exprimer colère, inquiétudes, mais aussi à n’en pas douter détermination à ne pas s’en laisser conter. Ils ont raison !

Chacun-e a pu mesurer que le service public est depuis 20 ans sous le joug d’une offensive libérale théorisée : l’efficience reposerait sur les comportements individuels et il faudrait donc réduire la sphère du bien commun pour ouvrir de nouveaux espaces au secteur marchand. C’est ainsi que non seulement la notion d’intérêt général a été revisitée pour voir son périmètre d’action réduit, mais aussi que la primauté même de l’intérêt général a été remise en cause dans notre organisation sociale.

Sans surprise François Hollande se fait fort de décliner la pensée dominante. Avec lui, le service public est devenu la variable d’ajustement de l’austérité, confirmant ainsi la perte de centralité du projet politique de mise en commun de ce qui est nécessaire à tous.

Une grève du secteur public est donc tout sauf corporatiste. Les fonctionnaires ont pourtant de nombreuses raisons de plaindre de leur condition tant leur statut a été mis à mal sans compter leur traitement qui subit le gel du point d’indice ce qui s’est traduit par un recul de leur pouvoir d’achat de 14% depuis 2010 ! Quant aux fonctionnaires territoriaux, ils sont les premières victimes de la réorganisation territoriale qui sous couvert de « rationnalisation » ou de « mutualisation » prépare rien moins qu’un vaste plan social d’état !

Le 26 janvier, les fonctionnaires vont se mobiliser derrière leurs syndicats avec la pleine conscience que c’est l’humanisme du projet politique républicain qu’ils défendent. Parce qu’ils sont les dépositaires au quotidien de l’intérêt général, leur mobilisation résonne comme un cri d’alarme collectif et appelle notre soutien.

Editorial de la lettre du 25 janvier de La Gauche par l’Exemple

François Cocq, Président de La Gauche par l’Exemple

Un commentaire sur “Défendre le service public, c’est affirmer la primauté de l’intérêt général

  1. Un partageux dit :

    François,

    1) Je ne viens pas plus critiquer ton texte que cette grève.

    2) Nous aurions intérêt à nous interroger sur la notion de service public. Ces deux dernières années le travail social a perdu plusieurs dizaines de milliers de postes. Cela s’est fait sans grande grève car ce sont des employés « du privé » qui ont été virés de petites ou toutes petites associations. Il n’y a pas de licenciements massifs, seulement de très petits nombres multipliés à l’infini ou presque. Et pourtant ce sont bien des missions de service public qu’ils remplissaient. Je regrette que l’on n’ait pas entendu de protestations fortes malgré les alertes lancées par les travailleurs sociaux.

    Les travailleurs sociaux sont très amers et tendent à penser que la gauche défend, non les missions de service public, mais plutôt les seuls salariés de l’État et de collectivités publiques. Défend des salariés en fonction de leur statut et non des principes.

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