Entre les lignes : chronique du 16 septembre

Bartolone 2Les infos, comment dire, décisives du jour. Celles que vous auriez peut-être loupées…

  • Michel Pajon, le député bonapartiste : Dimanche dernier, à Noisy-le Grand, on rejouait l’élection municipale. Et la liste du Front de Gauche qui s’y présentait a réussi à dépasser les 10 %, reléguant derrière elle le Front National pourtant porté par la mansuétude médiatique. Or malgré les avances faites par le député socialiste et maire sortant Michel Pajon dès le dimanche soir, l’ensemble de la liste Noisy Solidaire conduite par Sylvie Monnin a tenu bon et a décidé en cohérence de se maintenir au second tour concluant qu’ « un accord de circonstance entre Noisy Solidaire et M. Pajon serait un mensonge ».

Et Sylvie Monnin d’ajouter : « nous avons un lourd passif avec Michel Pajon, notamment dans sa manière de gérer la ville, qu’on ne peut oublier» renvoyant l’édile à sa responsabilité : « La question que devrait se poser M. Pajon, c’est pourquoi il a fait un tel score dimanche. C’est sa gestion qui est sanctionnée. Pas la nôtre ». La décision de la liste Noisy Solidaire est celle de l’honnêteté envers les électrices et es électeurs. Le fait d’avoir pu la prendre collectivement et avec l’accord de l’ensemble des composantes et des citoyen-ne-s du rassemblement permet une claire lisibilité politique que n’aurait pu donner l’une des composantes isolément. En refusant les accords politiciens, c’est aussi le retour de l’éthique en politique.

Visiblement perdu dans ce monde-là, le député socialiste se réfugie dans le présidentialisme à tous les étages qui est le seul mode de fonctionnement qu’il connaisse : « C’est compliqué avec le Front de gauche de Noisy, il n’y a pas de chef, c’est un collectif où toutes les décisions sont prises à l’unanimité. Ça devient vite ingérable ». Une déclaration collector ! Et bien oui mon grand, la démocratie c’est quand le collectif reprend en main sa souveraineté.  A s’en remettre au chef pour mieux la museler, le très petit Bonaparte de Noisy est puni pour l’avoir oublié. Et Bartolone d’aller le soutenir cette semaine. Et de sentir le vent du boulet !

  • A l’université de Créteil, Bartolone  fait du Pécresse : Claude Bartolone, candidat PS à l’élection régionale en Ile-de-France, s’est rendu ce 16 septembre à l’Université Paris Est Créteil (UPEC). Pourtant, étudiants et personnels de cette université sont mobilisés depuis de longs mois pour dénoncer la fusion avec celle de Marne-la-Vallée.Claude Bartolone lui n’en a cure. Il a choisi son camp et vient annoncer la couleur : avec lui à la tête de la région, et alors même que les compétences de celle-ci en matière d’enseignement supérieur ont été renforcées, la logique concurrentielle et managériale à l’université aurait les coudées franches. En 2008,Pécresse enclenchait le mouvement de l’autonomie avec la LRU. En 2015, la même va concourir avec Bartolone pour savoir qui dépouillera l’UPEC. Tout du pareil au même…
  • Le PS 94 dans la tourmente : bataille frontale entre le vieux loup de Créteil et son adjoint Abraham Johnson démis de sa présidence de groupe au Conseil départemental la veille, annonce ce jour de la demande de renvoi en correctionnelle de Patrick Sève, ancien maire PS de L’Haÿ-les-Roses et député jusqu’en 2012 pour « détournements de fonds publics par personne dépositaire de l’autorité publique » et « favoritisme »…rien à ajouter. Pour l’instant…
  • En Île-de-France, EE-LV seul, seul, seul : on aurait pu penser que le départ des droitiers à grosses chevilles et gros melon Placé et de Rugy serait l’occasion pour EE-LV de clarifier la situation et de saisir la main tendue par les rassemblements citoyens et le Front de Gauche pour se retrouver à l’occasion de l’élection régionale. Que nenni ! Dans une affirmation identitaire mais surtout politicienne, EELV Île-de-France a fait le choix ce mardi de se lancer dans la course aux places en se présentant seul devant les électeurs. Dont acte. Tout cela n’empêche pas les droitiers de continuer à démissionner comme la tête de liste départementale des Hauts-de-Seine ce mercredi. Et la prétendue aile gauche qui devait mener le combat de se consoler avec les strapontins sous loués par la mère Cosse. Un mandat vaut bien une couleuvre. A EE-LV il paraît. Car à Noisy-le-Grand, ils l’ont recrachée.

 

Un commentaire sur “Entre les lignes : chronique du 16 septembre

  1. Pascale ROME dit :

    Le fonctionnement du front de gauche de Noisy me convient parfaitement : nous essayons de procéder de la même façon avec LIMOUSIN Terre de gauche et aux municipales LIMOGES terre de gauche. C’est avec ces pratiques nouvelles de démocratie que nous pourrons réconcilier les citoyens avec la politique.
    Bonne chance à la liste NOISY SOLIDAIRES pour le 2e tour

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