Moscovici est (toujours) un salopard

MoscoviciPendant que ce jeudi 5 février François Hollande parlait dans le vent à Paris, Pierre Moscovici menaçait à Bruxelles. Selon le désormais commissaire européen aux Affaires économiques et monétaires « la France doit accentuer dès cette année ses efforts de réduction de son déficit budgétaire structurel pour respecter les exigences minimales imposées par les règles en vigueur dans l’Union européenne ». Et le bourreau de sa propre patrie de fixer une date butoir, le 27 février, pour un verdict de la commission européenne sur les projets de réforme structurelle de la France.

L’assaut est donc généralisé. Mercredi 4 février au soir, la BCE y allait de son coup poignard : le 1er mars, la BCE fermera le robinet des liquidités qui alimentent encore tant bien que mal l’économie grecque. Au lendemain de cette annonce, c’est au tour de Pierre Moscovici de tancer cette fois la France dans une même temporalité : le 27 février, les français seront jugés sur leur déficit structurel et celui-ci doit être revu.

Pierre Moscovici fait semblant d’agir en comptable. Il demande à ce que le déficit structurel (hors impact du cycle économique et éléments exceptionnels) soit réduit d’au moins 0,5 point de produit intérieur brut (PIB) par an jusqu’au retour à l’équilibre alors que les prévisions de la Commission évoquent une réduction de 0,3 point cette année pour la France.

En réalité, Pierre Moscovici tient plus du garde-chiourme des peuples. Le voilà qui deux jours avant l’échéance fixée au peuple grec en impose une autre au gouvernement français, des fois que celui-ci puisse être tenté d’apporter un soutien, fut-il passif, à la Grèce. De la BCE à la Commission, la dictature de l’Union se met donc en branle à tous les niveaux contre toujours les mêmes cibles : les peuples qui peuvent se lever.

Celui qui était il y a quelques mois encore le ministre français de l’Economie et des Finances a abandonné son peuple en revêtant les habits du commissaire bruxellois. Quand son nouveau patron Jean-Claude Juncker déclare que « il ne peut y avoir de choix démocratiques contre les traités européens », Moscovici exécute en employé modèle pour relayer l’étouffoir européen. Pire, il participe de l’offensive généralisée visant à abattre la Grèce pour l’exemple et qui nécessite que les autres pays dont la France soient mis au garde-à-vous.

Ministre des finances, Pierre Moscovici avait déjà participé de la mise au pilori des chypriotes en 2013. La BCE avait alors déjà usé du même poison que celui qu’elle cherche à instiller aujourd’hui à la Grèce en refusant le refinancement. C’était alors l’Eurogroupe dont Monsieur Moscovici était membre en tant que ministre de l’économie et des finances qui avait copilote l’offensive. Cette attitude contre le peuple chypriote lui avait valu le qualificatif de « salopard » de la part de mon ami François Delapierre. Depuis, le salopard a été dégagé du gouvernement français. Force est de constater qu’il n’a pas été envoyé assez loin.

Un commentaire sur “Moscovici est (toujours) un salopard

  1. claudecarron dit :

    Même mué de ministre des Finances en commissaire européen, un salopard reste un salopard .

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