Et si les français ne voulaient pas de candidat-e PS en 2017 ?

Dans un sondage, il y a toujours la réponse à la question posée. Et il y a celle à la question qui ne l’est pas. Lundi 20 octobre, Le Figaro publiait une étude Opinion Way à l’approche de la mi-mandat de François Hollande. Or il apparait que près d’un français sur deux n’envisage pas de voir un-e candidat-e du PS concourir en 2017. La fin des illusions…

L’intérêt du sondage ne réside pas dans le vol plané présidentiel. Celui-ci est connu sans qu’il soit besoin de le mesurer. Bien sûr, il est intéressant de constater qu’il se manifeste tant en termes d’insatisfaction du Président (15% de satisfaits, 85% de mécontents) que sur les marqueurs de son action (11% de satisfaits pour la lutte contre le chômage par exemple). Mais là où les chiffres attirent l’œil, c’est paradoxalement quand les français-es sont questionnés sur la question de la prochaine présidentielle.

A la première question « Souhaitez-vous que François Hollande se représente à l’élection présidentielle de 2017 ? », 86% des sondés répondent négativement et seulement 13% positivement. Rien que de l’ordinaire, du moins pour François Hollande. Par contre, l’institut pose ensuite la question : « Dans l’hypothèse où François Hollande ne se représente pas en 2017, laquelle de ces personnalités préféreriez-vous comme candidat pour le parti socialiste ? ». Et là, près d’un français sur deux refuse l’un des quatre pachydermes proposés (Valls, Aubry, Royal et Montebourg) qui notons-le représentaient déjà la brochette de la primaire socialiste de 2012 (plus l’impayable Jean-Michel Baylet). Ils sont ainsi 49% à affirmer : « Aucune de ces personnalités ».

Un tel rejet à la fois du Président mais aussi de l’un ou l’autre des quatre candidats en situation ne peut dès lors signifier que deux choses. La première, ce serait que les noms proposés ne font pas l’affaire. Or ils la font pour 85% des sympathisants socialistes (Valls 35%, Aubry 29%, Royal 13%, Montebourg 7%). Il semble clair pour les socialistes qu’il n’est nul besoin d’aller chercher au-delà du marigot. D’ailleurs, on voit mal qui ils pourraient sortir du chapeau. Point d’alternative interne recevable donc.

Dès lors, c’est la seconde hypothèse qui est la bonne : les français-es expriment une indifférence voire un souhait de ne pas avoir une candidature du PS en 2017.  Et voilà qui est nouveau. Non seulement ils ne veulent pas de Hollande, mais même si celui-ci est hors-jeu, la moitié d’entre eux ne souhaite pas que le PS présente l’un des candidats qui apparaissent comme les seuls possibles.

Allez, soyons-en sûrs, cela n’empêchera pas les socialistes de se battre comme des teignes pour une candidature aussi inutile que non désirée. Et de s’enfermer dans la logique de ce scrutin présidentiel, symbole et symptôme de la Vème République agonisante. La candidature du peuple, ce sera bien celle de la 6e République.

5 commentaires sur “Et si les français ne voulaient pas de candidat-e PS en 2017 ?

  1. claudecarron dit :

    Les électeurs de gauche ont enfin compris en majorité que le PS n’est jamais qu’un sous marin de la droite libérale, mis en place pour gêner durablement l’émergence d’une vraie gauche. Ça fait trente et un an que cette boutique (confectionnée avec les rogatons d’une SFIO minée par les affaires sous la 4e et de la caste ambivalente des Rad Soc ayant plombé le Front Populaire), fait tout pour donner la réplique à son double de droite en vue de se renvoyer le balancier, un mandat sur deux. Trente ans de surplace mâtinée d’involutions sociales, c’est comme une constitution à tendance monarchique vieille de 56 ans, c’est trop ! Vite la 6é République.

  2. MAÏS Jean Paul dit :

    Dis-moi François, sans prétendre en aucune façon influencer ta ligne éditoriale, tu ne penses pas que les Français ont d’ autres préoccupations qui mériteraient de ta part analyses et propositions comme tu sais habituellement très bien le faire ?

  3. cording dit :

    Hollande pourra-t-il aller jusqu’au terme se son mandat? Les députés frondeurs ne sont-ils pas le symptôme d’une crise politique à venir où le gouvernement serait mis en minorité? D’où une démission du gouvernement ou une une dissolution de l’assemblée?

  4. favel dit :

    à part taper sur le ps, y’a pas mieux et plus urgent à faire?

    • claudecarron dit :

      L’urgence est actuellement à la critique de la politique de droite que nous subissons avec ce gouvernement qui fait pire encore que sous Sarkozy. Ce n’est tout de m^me pas de notre faute si c’est un pseudo socialiste qui s’est attelé à accéléré le processus de désocialisation souhaité par le haut patronat et les badernes de Bruxelles aux ordres de la finance internationale.. En plus il nous a volé la victoire de 2012 pour faire pire, çà mérité toutes nos attentions révolutionnaires. Il ne l’emportera pas au paradis. nous allons veiller à son départ précipité et à mettre à bas la cinquième république hiérarchisée et proposer la sixième République citoyenne, sociale et solidaire. Voilà le vrai programme du moment du peuple de gauche.

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