Haro surle bac

hondelatte-dimanche-bannerComme tous les ans, les libéraux ont lancé l’assaut sur le baccalauréat. En pointe de cette offensive, le ministre Peillon lui-même qui place ainsi ses pas dans ceux de ses prédécesseurs Fillon, Darcos ou encore Chatel. Masquée derrière la proposition provocatrice de « suppression du bac », la volonté réelle est de substituer à l’examen final un contrôle continu tout au long de l’année. Les comptables de l’austérité use du « coût » financier du bac pour engager le démantèlement du cadre national et républicain, la validation du principe du socle commun, le remplacement des qualifications par des compétences, la sélection à l’entrée de l’Université, une atteinte aux conventions collectives et au droit du travail…

Voilà ce que je défendais dimanche 16 juin sur le plateau de Hondelatte Dimanche. La vidéo à retrouver ici.

 

Replay – Hondelatte Dimanche : Et si on… par numero23

2 commentaires sur “Haro surle bac

  1. Que vous inspire la polémique lancée par un syndicat amis, à Orléans, dans les colonnes du Figaro ? Sur le terrain, on sait très bien que le Bac tel qu’il est n’est égalitaire et juste que pour ceux qui le proclament comme un litanie. Le libéralisme, n’en déplaise à vos obsessions, n’a rien à voir là dedans ! Vous défendez un système injuste. Je veux croire que c’est par calcul politicien et non par réelle conviction.

    • francoiscocq dit :

      Merci Lionel pour ce commentaire. Deux points.
      Le premier est que lorsque je commencerai à prendre des positions par « calcul politicien » et non par conviction, j’engage chacun-e à cesser de me lire et m’inviter à arrêter la politique si je n’ai pass eu la lucidité pour le faire. Sur le sujet du bac, je vous renvoie à cet article que j’avais publié sur le sujet il y a un an et qui figure sur ce blog : https://cocq.wordpress.com/2012/06/30/revoila-le-controle-continu-au-bac/
      Bien d’autres éléments viennent depuis étayer mon propos, que ce soit la sinistre loi d’orientation Peillon ou encore les études de Nathalie Mons (pour laquelle on ne peut a priori me suspecter de quoi que ce soit vu qu’elle présidait le groupe de travail sur la refondation de l’école mis en place par Peillon) qui démontrent qu’une évaluation standardisée externe (lire un examen final) atténue les inégalité scolaires et sociales par rapport au contrôle continu, en luttant mieux contre les inégalités inter-individuelles et inter-établissements. Autrement dit, le contrôle continu est plus que l’examen final l’outil d’une école reproductrice.
      Le deuxième porte sur votre « syndicat ami » publié dans Le Figaro. Bien évidemment, il s’agit là d’une fumisterie, 1,4 milliards des 1,5 milliards de cette évaluation étant de la pure rigolade. Qu’on organise le bac d’une manière ou d’une autre, cela se fait sur des heures de cours et qu’elles aient lieu en juin ou tout au long de l’année n’y change rien. Ce pseudo rapport est un coup médiatique de ceux qui, après avoir tenu la plume de Peillon pour écrire la loi de refondation, lui servent aujourd’hui la soupe.

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