Hollande capitule aussi sur la limitation des hauts revenus

francois-hollande-devant-les-parlementaires-a-l-elysee-le-16_974343Jeudi 16 mai, lors de sa conférence de presse, François Hollande annonçait lui-même le début de l’An II de son quinquennat, le début de « l’offensive ». Foutre, ce sont dit les sans-culottes, enfin un Président qui vient se ressourcer aux racines de la grande Révolution.

Voilà qui va nous changer de la bande des solfériniens  incultes, sans passé et sans histoire, qui comme Luc Carvounas, secrétaire national aux relations unitaires (sic) du PS, croit insulter les membres du Front de Gauche en les traitant de « petit Robespierre » ou qui en sont encore dans les pas de Furet à considérer que la Terreur c’est la dictature, que la dictature c’est le fascisme et que le fascisme c’est le communisme !

Mettant a priori lui ses pas dans ceux des conventionnels de l’An II, on s’attendait à ce que François Hollande sonne la charge. Par exemple  en s’inspirant de la première mesure significative de l’An II, adoptée le 29 septembre 1793 à la convention après avoir été portée par Maximilien Robespierre dès le 4 mai de la même année, c’est à dire l’instauration d’un maximum des prix des denrées et des salaires.

Après tout, il y a effectivement urgence quand on pense que les 40 patrons du Cac 40 se sont auto-distribués en 2012 135 millions d’euros. Vive la crise !

Mais dès le 24 mai, patatras ! Hollande et Moscovici rentre dans leur trou après avoir entraperçu le bout du cigare d’un financier et la culotte dorée d’un membre de la Troïka. Le Ministre de l’économie annonce tout de go, mais surtout après avoir rencontré le Medef la semaine dernière, qu’il abandonne l’idée d’une limitation des hauts salaires et qu’il fait confiance à une « auto-régulation exigeante ».

Bien sûr, les sbires de la finance sont des modèles de vertu républicaine et jurent leurs grands dieux, plus-value et exploitation, qu’ils vont s’astreindre à une limitation individuelle par souci de l’intérêt général. On comprend décidément mieux pourquoi Hollande, invité le 23 mai aux commémorations de l’anniversaire du parti social démocrate allemand, n’a pas eu un mot pour Rosa Luxemburg et a préféré vanter les réformes de Gehrard Schröeder.

L’An II de Hollande, c’est déjà l’enfer.

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