Le tour de France du refus de Vincent Peillon

PeillonVincent Peillon a joué pendant de longues semaines le VRP de sa réforme des rythmes scolaires. Patatras : l’offre de service est déclinée de tous côtés et la liste des villes qui refusent d’appliquer la réforme dès la rentrée 2013 transforme le Peillon Tour en chemin de croix.

Même les villes dirigées par les socialistes ne peuvent se résoudre à mettre en œuvre une réforme si mal ficelée. Après Lyon, Montpellier et Strasbourg, voilà que Martine Aubry annonce que Lille refuse de se soumettre aux injonctions du ministre.

Le gouvernement est seul contre tous, même parmi les siens : il n’y a ainsi  que Jean-Marc Ayrault et sa bonne ville de Nantes pour tenter de sauver le soldat Peillon.

Vincent Peillon doit d’urgence prendre conscience que le front du refus fait sens. Sa réforme des rythmes, pour nécessaire qu’elle soit, remet en cause l’égalité républicaine entre les territoires et entre les élèves. Elle ouvre des failles béantes dans lesquelles les dépeceurs de l’école publique ne manqueront pas de s’engouffrer. Vincent Peillon doit donc retirer d’urgence son décret et remettre l’ouvrage sur l’établi.

Communiqué du Parti de Gauche, le 18 / 03 / 13 à 17h

François Cocq, secrétaire national à l’éducation

Dernière minute ! ! !

L’effet déflagrateur de l’annonce de Martine Aubry ne s’est pas fait attendre et Bertrand Delanöé s’est vu contraint de voler au secours d’un Vincent Peillon en perdition.

Malgré la fronde des enseignant-e-s, des parents d’élèves, des syndicats et de nombreux élus parisiens, le maire de Paris a choisi de passer en force privilégiant le réflexe de caste à l’intérêt des enfants et aux desiderata des parisiens. Il a en effet annoncé en fin d’après-midi le même jour que la réforme des rythmes si décriée dans sa ville s’appliquerait à Paris dès la rentrée 2013.

Pas sûr que les élus, qui doivent s’exprimer sur le sujet le 25 mars en conseil de Paris, et les enseignants, parents, syndicats et associations, qui ont appelé ce même jour à la mobilisation, acceptent le camouflet du mépris que Bertrand Delanöé et les élus de son groupe et d’EE-LV entendent leur infliger.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s